[Moué] Fleur noire - Kim Young-Ha

Publié le par Epikt


« Un juge est plus et moins qu'un homme ; il est moins qu'un homme, car il n'a pas de coeur ; il est plus qu'un homme, car il a le glaive. »
Quatrevingt-treize, Victor Hugo
(citation un peu hors-sujet, mais que j'aime bien)


Un jour, je serai un leader d’opinion influent, et je ferai interdire l’écriture de romans historiques. Et peut-être même des romans « d’après une historie vraie », à voir, si je suis de mauvais poil. Tous ces récits de belles dames en costume ancien régime qui tournicotent à la cour de je ne sais quel monarque libidineux. Et tous ces autres romans balourds qui font du mal à leur sujet, à leurs personnages, à l'époque qu'ils décrivent,... à leur lecteur enfin et à la littérature pour finir, en raison de leur ancrage dans un contexte historique inutile et pesant. Même Quatrevingt-treize de Victor Hugo c’est lourdingue par moments (et Dieu sait que pourtant Victor Hugo c'est la grande classe). Et oui, c’est malheureux à entendre, mais cet article risque d’emprunter des chemins malhonnêtes et parfois plus relever du billet d’opinion vénère que de la critique littéraire proprement dite, mais voilà, ça m’énerve.
Donc voilà, Fleur noire est un roman historique, même s’il ne se passe pas du temps du Roi Soleil (tant mieux), il reste quand même « tiré d’une histoire vraie » dixit l’argumentaire de quatrième de couverture, même s’il ne s’agit pas d’un fait divers digne de "The Sun". Au contraire, Kim Young-Ha s’inspire d’une portion d’histoire peu connue (voir même carrément inconnue) de l’histoire coréenne. Se déroulant au début du XXe siècle, en pleine guerre russo-japonaise puis annexion par les vainqueurs japonais de la péninsule coréenne (tout d’abord protectorat, puis colonie japonaise), le roman suit le destin d’un millier de coréens immigrés au Yucatan pour y fuir la misère de leur pays, espérant pour la plupart y gagner assez d’argent pour retourner au pays la tête haute. Il est peu dire que leurs illusions furent à la hauteur de leurs espérances, puisqu’ils y furent vendus aux différents propriétaires terriens et exploités dans les plantations dans un état proche de l’esclavage pour y récolter l’henequen – sorte de cactus dont les fibres proche du chanvre servent à fabriquer des cordages et dont la fleur donne son titre au livre – espérant en vain une intervention de leur patrie d’origine, impuissante sous le joug nippon (et ignorante de leur condition) et privée de son influence diplomatique comme de sa souveraineté.
Comme vous voyez donc, rien que de très intéressant, en tout cas pour quelqu’un s’intéressant un peu à l’histoire coréenne – et même si pour ce genre de petites réjouissances je préfère me taper un livre d’histoire. En fait si, c’est justement là le nerf de la guerre, un roman n’est pas un livre d’histoire, et un roman souffre immanquablement des passages trop didactiques, passages apparemment obligés des livres d’époque. Et ça c’est du gâchis. Et ça ça m’énerve.

Parce que Kim Young-Ha n’est pas n’importe qui. C’est l’auteur de La mort à demi-mots, premier roman percutant, dur, court et tendu. Surtout sur le début, à tel point qu’on se demandait si son attrait, sa force, n’était pas issu de quelque accident. Quoi qu’il en soit, enfin un écrivain coréen dans la veine de certains auteurs japonais (Murakami par exemple), même si encore jeune. Bref, s’il n’était pas forcément hyper abouti, ce roman a suffit a me faire classer Kim Young-Ha dans la catégorie « auteurs à suivre qui changent un peu des autres coréens traduits » et à me faire acheter Fleur noire les yeux fermés.

Le problème, c’est que Fleur noire ne joue pas dans le même registre.
L’écriture reste pas mal du tout, peut-être trop sèche et impersonnelle, plus que dans La mort à demi-mots (comme je me suis déjà posé la question : plus jeune et plus maladroit, donc moins fade ?), peut-être handicapée par une traduction trop proche du texte. Mais bon, ça reste très correct, et agréable. Et lorsque le récit se concentre sur les personnages, en particulier vers le milieu du livre, dans les plantations, c’est même plutôt chouette et prenant, Kim Young-Ha campant des personnalités diverses et variées, mais toujours convaincantes.
Mais voilà le soucis, et on rejoint le pourquoi du comment que je hais le roman historique dans sa forme courante (si je trouve le temps, je vous parlerai du splendide Fleur de Park Kun-Woong, parfait contre exemple de tout ce que je peux affirmer ici). Fleur noire est plombé par toutes sortes de digressions historiques aussi inutiles au roman que lourdingues à la lecture, cassant le rythme par des pages de précisions historiques. Encore une fois, c’est pas que l’histoire de la Corée et du Mexique m’emmerde. Mais comme son nom l’indique, le background historique (« arrière plan historique » comme on dirait en bon français) et toute les sources d’inspirations réelles doivent se situer en sous-main, infiltrer le roman par petites touches, lui donner mine de rien une crédibilité, une solidité. Mais par dessus tout il ne doit pas s’imposer au lecteur et alourdir le roman à grand coup de pages entières de rappel socio-politique. A croire que les écrivains (car cela n’est pas spécifique au pauvre Kim Young-Ha), dès qu’ils situent leurs bouquins dans un contexte historique, ont peur d’avoir gâcher leur documentation s’il n’en font pas ostensiblement étalage.
Pourtant les jurys ont l’air d’aimer, puisque ce genre de romans semblent gagner des prix à tour de bras ; Fleur noire, quand à lui, a écopé rien de moins que du Dong-In, un peu le Goncourt local (mais peut-on faire les fiers quand le notre, le vrai, récompense Les Bienveillantes de Jonathan Littell, qui non seulement se vautre lui aussi dans les travers suscités mais à le toupet de faire 900 pages ?).
Les éditeurs aussi ont l’air d’apprécier (ils apprécient les prix aussi), et il ne se privent pas de le mettre en avant : « Kim Young-Ha s’est longuement documenté pour écrire l’incroyable destinée patati patata » dixit la quatrième de couv’ (sûrement parce que le public lui aussi il doit aimer, ce public de boeufs qui veut en avoir pour son fric quand il achète un bouquin). Les éditeurs français de littérature coréenne (encore trop peu nombreuse) me semble de toute manière assez peu aventureux, se restreignant à des textes classiques ou à contenu engagé/social. Pas que ce soit toujours mauvais – qui oserait nier l’intérêt de la traduction d’un recueil comme le très bon Une averse de Kim Yu-Yong (édition française chez Zulma) ? – mais davantage de défrichage serait le bienvenu.

Cela dit, Fleur noire contient assez de bons éléments pour ne pas que je jette Kim Young-Ha de suite, je continuerai à le suivre. La lecture de son troisième roman, en court de traduction chez Picquier, permettra de se faire une opinion plus précise : si Fleur noire fut un accident de parcours, ou au contraire La mort à demi-mots une fulgurante erreur de jeunesse d’un auteur finalement académique.





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Titre : Fleur noire
Auteur : Kim Young-Ah
Titre original : Geoeun Kot
Traduit du coréen par Lim Yeong-Hee et Françoise Nagel
Edition française chez Philippe Picquier



Du même auteur, à lire aussi (surtout) :

Titre : La mort à demi-mots
Titre original : Naneun nareul pakwihal kwoulika ita
Traduit du coréen par Choi Kyung-Ran et Isabelle Boudon
Edition française chez Philippe Picquier (coll. Picquier poche)

Publié dans Moué

Commenter cet article

Gilles 06/05/2007 01:47

Ca y est j'ai fini. La dernière partie, c'est du racolage historique. Rien d'intéressant, c'est juste histoire de dire "bon les coréens ont voulu créer un nouveau pays, mais ça a pas très bien marché." En tout cas, la deuxième partie était vraiment super intéressante et surtout vachement bien prenante. Dommage de terminer sur une touche pas terrible.

Epikt 07/05/2007 01:07

Héhé. On est d'accord sur une deuxième partie plus intéressante. On n'est pas d'accord sur plein d'autres choses par contre ! :DMerci beaucoup pour ton avis en tout cas, t'es le bienvenu ici à chaque fois que t'es pas d'accord avec moi (même quand t'es d'accord d'ailleurs).Edit : je viens de tomber sur l'édition originale, elle est super classe.

Gilles 02/05/2007 20:50

Je ne connais pas Hyperion du tout. Dans l'echiquier du mal, il fait ces chapitre un peu comme tu dis ; chaque chapitre s'articule autour d'un personnage. Simmons cherche à montrer comment chaque personnage pense pour chaque scène. Le problème est qu'il fait parfois 3 chapitres pour la même scène, ce qui, d'une part, est lassant sur 1200 pages, et d'autre part, au bout d'un moment, on sait très comment chaque personnage pense, et on n'a pas besoin qu'il nous sorte 50 fois le même truc pour qu'on comprenne. En tout cas moi ça m'a gonflé, surtout qu'il apporte de faux mystère, en mettant parfois des scènes avant d'autre qui se déroule avant, dans le sens "haha, mais qu'est-il arrivé à machin pour que ca en finisse comme ça!!!". Mais j'ai envie de lui dire "tu me prends pour un con ; j'ai très bien compris qu'elle est encore vivante, et qu'elle a tué tout le monde dans un bain de sang comme elle le fait dans chaque scène !!!"

Bref c'est extrèmement gonflant, et frustrant dans la mesure où l'idée de base est géniale (la partie d'échecs grandeur nature) ; l'histoire est vraiment très bien faite et la critique de fond est très lourde de signification. Mais c'est mal écrit, et c'est bien dommage.

Epikt 04/05/2007 16:25

Arf, voué, je vois.Dans Hypérion le précédé est surement moi lourd, car on s'intéresse plus au cheminement passé des personnages qu'au moment où ils sont tous en groupe. Il y a donc pas de redondance.PS : si t'es fan de partie d'echec grandeur nature, je te conseille fortement La Ville est un échiquier de John Brunner. C'est une intrigue politique dont la structure est calquée sur une vraie partie d'échec (Steinitz contre Tchigorin en 1892).Et le pire, c'est que ça se lit comme un roman ! (pourquoi ai-je l'impression d'avoir déjà lu cette phrase quelque part... elle fait classe pourtant, on dirait un journaliste)(par contre, sauf si j'ai loupé une réédition, c'est épuisé et pas super facile à trouver)

Gilles 02/05/2007 14:02

bah tiens, comme j'ai presque fini de lire le roman, je trouve encore plus que les apports historiques étaient bienvenus. En fait, dans sa première partie, il ne cherche pas à se concentrer particulièrement sur les personnages. C'est pas son but ; il place tout son groupe dans son contexte. Donc ca peut être plombant, comme tu dis, mais finalement, je pense que ces apports historiques, sans être la masturbation intellectuelle du mec qui veut montrer qu'il a fait des recherches, permet surtout de combler l'ennui qu'aurait suscité la lecture d'histoires de mecs allant tous les jours dans le champs pour cueillir leurs plantes. Il met le focus sur quelques personnages, mais c'est très disparate, et comme tout le récit de la première partie, ca sert surtout à mettre en place ce qui se passe par la suite.

Et finalement on aborde la deuxième partie sans se poser de question. Là il n'y a plus aucune explication historique, on ne fait que suivre les personnages principaux à qui il donne plus d'importance, et on est pas là à ce dire "c'est qui villa, ca qui zapata?..." On a tout l'apport nécessaire qu'il faut pour comprendre ce qui se passe, et surtout dans quel bazar ce retrouvent les coréens. Certes les personnages ne comprennent pas forcément. Mais je suis pas le personnage, et j'ai pas envie de me personnifier dans l'histoire ; je veux savoir pourquoi ces pauvres coréens se font embarquer dans une histoire qui les concerne pas, chose que je ne pourrait pas comprendre si c'était écrit du point de vue des personnages, puisque eux mêmes ne comprennent pas (et ne cherche même pas à comprendre).

J'attends de l'auteur qu'il puisse justement se détacher de ses personnages pour apporter le plus d'objectivité possible sur son histoire, surtout quand il veut la décrire à quelqu'un d'autre. Récemment, j'ai lu l'échiquier du mal, de Dan Simmons, oeuvre dont j'avais entendu le plus grand bien. Dans l'histoire Simmons prend le temps de bien montrer les points de vue de chaque personnages, quitte à raconter plusieurs fois le même passage. Résultat, ça a tué son récit ; c'est chiant, agaçant, et ça, ça plombe bien le roman. Il y a trop de personnage pour s'amuser à ce petit jeu. Dans Fleur Noir c'est pareil ; les personnages sont trop nombreux, Kim peut pas commencer à s'attacher à chaque personnage et raconter par sa bouche. Ce genre de récit marche pour un ou deux personnages, voir pour un petit groupe, mais pas pour une telle quantité de personnages.

Enfin, là j'ai commencé la dernière partie ; ça commence à être bien tendu. J'en dirais un peu plus quand j'aurais fini ^_^

Epikt 02/05/2007 14:37

Mince, j'adore les contres critiques ! J'attends la suite :DRigolo que tu parles de Simmons.J'ai pas lu L'échiquier du mal (on m'en a dit beaucoup de bien aussi, mais j'ai d'autres priorités pour l'instant), mais dans Hypérion aussi il s'interesse à de nombreux personnages (sept, chacun à sa partie, ça fait "roman à sketch") et ça marche plutôt bien. Par contre ça commence à sérieusement s'essouffler sur la suite (La chute d'Hypérion) et j'avoue que j'ai laché Endymion en cours de lecture...

Gilles 28/04/2007 23:48

Là évidemment, ça relève de l'attente personnelle d'un tel roman. J'ai bien la fiction pure aussi, mais en achetant ce livre, ce que je cherchais, c'était vraiment connaître le sort de ces coréen dans une société complètement différente. Et pour que moi, je comprenne cette société (je connais pas une traite seconde de l'histoire mexicaine), je suis content de pouvoir avoir des précisions sur les lieus et les personnages.

Je ne pense pas que ces touches historiques cassent la narration. Elle n'interviennent que dans des cassures du roman, quand il change de zone pour se focaliser sur d'autres personnages. Donc de toute façon, la cassure était là, avec ou sans commentaire.

Pour ce qui est de notes, pre/postface, je trouve ça intéressant si ca répond à un besoin de compréhension hors du récit, quelque chose de non voulu (comme le besoin de replacer un récit par rapport à un public différent, genre après traduction), et surtout c'est fait par quelqu'un d'autre.

Si l'auteur a besoin d'expliquer son oeuvre, c'est qu'il considère déjà à la base qu'il manque quelque chose.

Epikt 30/04/2007 13:33

Sur la première partie, en effet cela relève de l'attente personnelle. D'ailleurs, j'en attendais quoi de ce roman ? Aucune idée, quand je l'ai vu en librairie j'ai fait "oh ! Kim Young-Ha ! j'achète !" et je savais vraiment pas de quoi ça pouvait bien parler. Par contre si, il y "cassure". En fait cela plombe le roman plus que ça ne le casse, enfin, je me comprends. Ca va être dure de sortir des exemples, j'ai très mauvaise mémoire. Pour ma part, le point fort de ce livre se sont ses personnages. Et pour camper de bons personnages, pas la peine de disserter 50 ans sur des intrigues politico-historiques dont ils ignorent par ailleurs tout ; il est bien plus interressant de faire transparaitre ce background au coeur du récit, mais sans l'exhiber. Mais là, on sort de la démarche de documentaire, car la reconstitution de ce background par le lecteur ne sera pas rigoureuse. Comme je l'ai dit, en roman (dans tous les arts narratifs en fait) je suis partisan de la fiction pure - de même que je place la forme avant le fond (mais c'est un vaste débat). Pour le reste, je ne pense pas qu'expliquer une oeuvre révèle qu'il manque quelque chose. Pour la simple et bonne raison qu'on ne doit pas tout y mettre : comme je le dis dans la chronique ce n'est pas parce qu'il a passé cinq jours à la bibliothèque pour se renseigner sur un fait historique que l'auteur doit se sentir obbligé de le restituer dans son texte à force de précision. La documentation et la "contruction du monde" effectuée en amont ne servent qu'à batir une base cohérente à l'oeuvre, le lecteur n'a pas forcément à la connaitre. Par contre, je suis convaincu qu'une telle cohérence, même "invisible", se ressent - et le récit plus "crédible". Pour reprendre Fleur (si ça peut te rassurer, la plus grande partie des ajouts ne sont pas de l'auteur ^^ ), le premier tome est exemplaire. S'il se déroule plus ou moins sur tout le XXe siècle et croise parfois des événements historiques forts, il ne va pas en dire un mot (pour la bonne raison que l'ouvrage est muet). Celui qui connait un peu pourra reconnaitre certains événements et les situer, mais c'est finalement anecdotique. Je suis convaincu qu'un lecteur n'ayant jamais eu vent de l'histoire de la Corée ne loupera pas une miette de l'essentiel : ce qui ressort du contexte lui permet de ressentir (voir même de comprendre) le vécu des personnages, leurs états d'âme,... Finalement, quelque soit la spécificité de l'arrière plan historique (et la Corée est quand même très particulière), les émotions et les réactions, tout ce qui tiraille les humains, restent universelles et motivées par un environnement local assez restreint. Même si le contexte historique global pèse sur cet environnement, il dépasse largement l'entendement et reste finalement abtrait. => deux orientations possibles (et pas forcément contradictoires, mais alors faut savoir jongler) pour l'auteur : - se concentrer sur l'humain. Casse gueule, il faut être doué car on tombe vite dans le banal.- essayer de mettre en évidence l'influence du contexte. Casse gueule encore, cela fini vite en thèse socio-politique.(mince, je me relis, et c'est quand même vachement lapidaire tout ça ^^)

Gilles 26/04/2007 01:40

Je suis en train de lire le roman, et moi je trouve ça plutôt intéressant tout le coté historique qu'il apporte. Les retours dans le temps évitent de tomber dans le lourdingue des livres d'histoire et ressemble plutôt à de la bonne vulgarisation pour donner envie de suivre, et surtout, pour bien faire comprendre d'ou vient chaque personne et donc sa facon de penser.

Tu dis que le coté historique n'est pas intéressant parce que la partie de l'histoire dont il parle est quasi inconnue (c'est en gros ce que j'ai relevé dans ton premier paragraphe), je trouve ca un peu dur. C'est justement ce qui m'a fait poussé à acheter le roman ; ca aurait un énième bouquin sur les femmes de réconfort (petit clin d'oeil au dernier roman de Hwang Sok Yong en cours de traductin) ou sur le massacre de Kwangju, j'aurais peut-etre hesité ; mais là, au moins on me dit que ca va parler d'un truc que j'ai peux de chance d'en entendre parler ailleurs, c'est une bonne raison pour me jeter dessus.

Et pour le moment (j'en suis a la moitié), j'en suis plutôt content, même si son style d'écriture ne me plait pas autant que dans l'mort à demi mot.

Epikt 26/04/2007 12:31

Oh non, au contraire, je trouve ça très intéressant. C'est même une periode de l'ihistoire coréenne que je ne connaissais pas du tout, donc c'est toujours bon à prendre.(par contre j'avoue avoir hésité sur la tournure "rien que de très intéressant", pas super claire - pas super française ?)Ce que je regrette, c'est l'insersion de passages "documentaires" qui cassent la narration. Interessants ou pas, cela donne un aspect artificiel à l'ensemble. Et c'est malheureusement un procédé courrant en roman historique, en littérature tout court (rigolo, je viens d'avoir un débat sur le sujet il y a passi longtemps).Je suis partisant de la fiction pûre, et qui tient par elle même. Quitte ensuite à faire des appendices, postfaces et cie. C'est un peu le cas de Fleur de Park Kun Woong (c'est chez Casterman, un peu cheros mais excellent) : durant le récit il ne s'occupe pas de précisions historiques (même si on arrive à situer, en reconnaissant un uniforme par exemple) et se concentre sur le récit. C'est d'autant plus fort. Et en annexe on trouve des précision historiques, de l'auteur, de journalistes ou d'historien, ce qui permet de situer plus précisemment l'histoire dans son cadre historique, mais sans la plomber.