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Par Epikt
Lundi 7 juillet 2008


Il est toujours délicat de faire des listes. Et en général j’évite. Sans compter qu’à chaque fois que je rédige ce genre de liste, je pense à la probabilité que le soir même je découvre le film qui va changer ma vision du monde et par la même occasion chambouler ce fragile classement.
Mais quand le patron parle faut écouter et obéir sinon où va le monde ma petite dame ?
Voici donc une liste (volontairement réduite même si les candidats se bousculent, mais il ne s’agit pas de noyer le lecteur sous une avalanche de titres) de films japonais, mes préférés probablement, du moins des films que si vous les avez pas vu je considère que vous êtes sérieusement passé à coté de quelque chose.




Insecte nuisible de Akihiko Shiota
Vous m’entendrez parfois affirmer que c’est le meilleur film du monde. Parce que ce film est beau et sensible, parce qu’il est dur et violent, parce qu’il donne envie de se tirer une balle dans la tête. Parce que Aoi Miyazaki. Parce qu’il donne envie de vivre malgré tout et parce parfois il vous arrive de tomber sur des films que vous juriez fait pour vous.


Et le reste...


All about Lily Chou-Chou de Shunji Iwai
Ceux qui auront reconnu l’image qui sert de pied de page à ce blog ne s’en étonneront pas. Un film magnifique, comme toute la filmographie de Iwai d’ailleurs, porté par une mise en scène magique et une bande originale de toute beauté.

L'Enfant Massacre de Kenji Misumi
Un film de sabre flamboyant, violent, sophistiqué, extrêmement esthétique, complètement dingue,... tout ça quoi.

Ghost in the Shell 2: Innocence de Mamoru Oshii
Tout Oshii c’est de la tuerie, alors pourquoi celui-là en particulier ? Mystère.

Ido de Kei Fujiwara
Le film que 90% des cinéastes devraient voir afin qu’ils se rendent compte combien ils gâchent l’argent de leur producteur avec leur absence de talent et qu’ils aient honte de faire du cinéma.

Izo de Takashi Miike
Quand un cinéaste pas bien dans sa tête s’attaque à une version post-moderne et nihiliste d’un mythe du chambara, ça donne un film indescriptible que je n’essayerais pas de décrire mais que j’aimerais bien avoir réalisé.

Noriko’s Dinner Table de Sono Sion
La construction de l’identité à travers Internet, par un Sono Sion apaisé qui laisse la provoc’ de coté pour un film plus posé et réfléchi, mais étrangement fascinant.

Ran de Akira Kurosawa
Shakespeare adapté par Kurosawa : une épopée grandiose, des plans de dingue, un sens du tragique rare... (et une décapitation qui repeint le mur, ce qui fait toujours plaisir à voir).


Ça fait huit. C’est peu, mais il parait que ça porte bonheur.



Edit [9 juillet, 11h45] : il y a deux-trois semaines je faisais un top-20 sur le forum de HKmania. Ces huit films s'y trouvaient bien évidemment, mais tout bien réfléchi je ne vois pas l'utilité à ne pas dévoiler les autres.
On y trouvait donc également : Love and Pop de Hideaki Anno, Hitokiri de Hideo Gocha, Su-Ki-Da de Hiroshi Ishikawa, La Femme des Sables de Hiroshi Teshigahara, Jin-Roh de Iroyuki Okyura, Nice no Mori de Katsuhito Ishii, Eros + Massacre de Kiju Yoshida, Tokyo Fist de Shinya Tsukamoto, Burst City de Sogo Ishii et Hana-Bi de Takeshi Kitano.
Sans oublier (mention « coup de coeur ») Linda Linda Linda de Nobuhiro Yamashita et (pour la déconne et parce que j'assume mon coté japoniais) Mini Moni: the movie de Shinji Higuchi.
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