Cinq jeunes actrices que grâce à elles le cinéma japonais il est plus beau

Publié le par Epikt




J’ai beau être très (trop ?) sérieux lors de ce cycle, il nous fallait tout de même notre quota de fan-service et de jolies frimousses. Le voilà !
Je me suis toujours dit que je serai vieux le jour où mes actrices fétiches seront plus jeunes que moi ; à la vue de cette petite liste force est de constater que même si je ne suis pas encore un croulant je m’y rapproche à grand pas ! Car même si je ne contredirai surtout pas Guillaume quand il dit que le cinéma japonais c’est l’invasion des marshmallows il y a quand même tout plein de jeunes actrices qu’elles sont chouettes. A commencer par ces cinq là.
Soit dit en passant, qu’elles aient toutes, à des degrés divers, joué avec des réalisateurs que j’aime particulièrement (Shiota, Aoyama, Iwai, Nakahara, Ishii,...) ne me surprend qu’à moitié (amusez-vous au petit jeu des degrés de séparation, elles se croisent très vite).


Aoi Miyazaki dans Hatsukoi de Yukinari Hanawa

Aoi Miyazaki

(s’il ne devait en rester qu’une)
Elle m’a tout d’abord littéralement impressionné par sa prestation dans Eureka, où à treize ans et des broutilles elle fait déjà de l’ombre à des acteurs confirmés. Mais c’est surtout avec Insecte nuisible que je prends conscience qu’entre elle et moi c’est pour la vie : quoi qu’il advienne, pour avoir interprété un tel personnage de manière aussi troublante et avoir donné naissance à mon icône de la fragilité indestructible, Aoi Miyazaki se voit réserver une place de choix dans mon panthéon personnel.
Et puis elle a une bouille absolument craquante, du genre qui ensoleillerait le film le plus mauvais du monde, et un sourire à désarmer un ours. Et mon dieu elle est joufflue ! [1] C’est donc ce physique de petite amie idéale et le bagou qui va avec qu’elle trimbale de film en film, confrontant son innocence à des rôles parfois ambigus.
Le mieux dans tout ça, c’est qu’en plus d’être talentueuse et toute mimi elle a le chic pour choisir ses films avec discernement, bâtissant au fil des années une filmographie éclectique et presque sans tache, entre film d’auteur (Su-Ki-Da) et production commerciale (Nana), n’hésitant pas à jouer dans des premiers films (Synesthesia) et/ou dans des bizarreries (Loved Gun), voir dans des séries B du genre qu’on voit pas venir (Tomie). Et certes elle a récemment eu quelques ratés (la vision de Virgin Snow fut pour moi un supplice) mais cela ne semble qu’une mauvaise passe car ses prochains projets sont alléchants comme tout.
Et pour peu qu’elle arrive à négocier le (délicat) virage de son image de femme-enfant à quelque chose de plus adulte et personnel cette petite sera l’actrice du siècle.

Filmographie sélective :
Hatsukoi (Yukinari Hanawa, 2006)
Su-Ki-Da, (Hiroshi Ishikawa, 2005)
Eli, Eli, lema sabachthani? (Shinji Aoyama, 2005)
Tomie: Forbidden Fruit (Shun Nakahara, 2002)
Insecte Nuisible (Akihiko Shiota, 2001)
Eureka (Shinji Aoyama, 2000)


[1] anecdote vraie de vraie, quand j’ai vu le dessin animé Origine où elle double un des personnage je fus traumatisé par sa voix collée sur un personnage qui ne lui correspondait pas physiquement. Et à chaque réplique résonnait dans ma tête l’angoissante question : « Aoi, où sont tes joues ? ».


Et les autres...


Yuu Aoi dans Hana & Alice de Shunji Iwai

Yuu Aoi

La caution fan-service de la sélection. Quoi que ce serait ne pas lui rendre justice, car malgré ses faux airs de pop-idol Yuu Aoi a du talent – ses performances diverses sont là pour le rappeler.
Mais voilà, Yuu Aoi c’est aussi mon petit faible à moi, celle pour qui l’adjectif « toute choubie » a été inventé et qui comme la vision de Mon Voisin Totoro me fait régresser jusqu’à un état de divine béatitude. Voyez-vous, à chacune de ses apparitions je fais des bulles.

Filmographie sélective :
Welcome to the Quiet Room (Suzuki Matsuo, 2007)
Hana & Alice (Shunji Iwai, 2004)
All about Lily Chou-Chou (Shunji Iwai, 2001)
Insecte nuisible (Akihiko Shiota, 2001)

(ajoutons qu’elle a participé au doublage de Amer Béton de Michael Arias ; c’est pas là que vous allez pouvoir admirer sa choupiness, mais le film est très bon)


Chizuru Ikewaki dans Nice no Mori de Katsuhito Ishii

Chizuru Ikewaki

Un gros petit faible également pour Chizuru Ikewaki, pas tellement pour sa beauté (qu’elle a un peu grossière), ni même pour son prénom rigolo, mais surtout pour l’incroyable énergie et l’assurance que dégage son jeu. Un jeu diablement rafraîchissant lorsque la seule alternative au sérieux de rigueur semble être la grande bouffonnade ou le surjeu de pimbêche. Chizuru, c’est le genre de fille à pouvoir sauter dans les flaques tout en restant classe. Bref, une vraie bouffée d’oxygène dans la moindre scène où elle apparaît à l’écran.

Filmographie sélective :
Strawberry Shortcakes (Hitoshi Yazaki, 2006)
Nice no Mori (Katsuhito Ishii, 2005)
A day on the Planet (Isao Yukisada, 2004)


Ayumi Ito dans Swallowtail Butterfly de Shunji Iwai

Ayumi Ito

Inoubliable Ageha dans le film Swallowtail Butterfly de Shunji Iwai (qui lui offrira cinq ans plus tard son plus beau rôle dans All about Lily Chou-Chou), Ayumi Ito me semble malheureusement ne pas suivre la carrière qu’elle mérite et qu’aurait du lui promettre un tel rôle. Une impression que j’aurais bien du mal à justifier tant je sais pas d’où elle vient. Trop modeste pour s’imposer sur le marché ? Voilà qui serait dommage, car c’est bien la discrétion et la finesse de son jeu qui en fait une actrice à part.
(et pis n’oublions pas qu’elle fut la chanteuse de ce groupe dément qu’est Mean Machine)

Filmographie sélective :
A day on the Planet (Isao Yukisada, 2004)
All about Lily Chou-Chou (Shunji Iwai, 2001)
Swallowtail Butterfly (Shunji Iwai, 1996)


Miwako Ichikawa dans Kyoshin de Sogo Ishii

Miwako Ichikawa

Parce qu’il fallait bien une « vieille » (disons qu'elle a, à peine, passé le cap de la trentaine) dans cette sélection, et aussi parce que je suis toujours stupéfait que cette actrice passe inaperçue.
Et pour cause, avec sa grosse bouche et ses yeux globuleux aux doubles paupières très prononcées (je prends l'air dégoûté mais en fait je trouve ça magnifique les yeux globuleux), elle est bien loin des canons de beauté du cinéma commercial. C’est pourtant ce physique si particulier qui la distingue et qui explose à l’écran, avec une présence discrète mais insolite. Un physique que malheureusement, à l’exception de Sogo Ishii dont l’intrigant Kyoshin semble avoir été fait pour elle, trop peu de réalisateurs semblent avoir envie d’exploiter.

Filmographie sélective :
Kyoshin (Sogo Ishii, 2005)
Yume no Nakae (Sono Sion, 2005)
Concent (Shun Nakahara, 2000)

(à noter aussi que le talent doit être de famille puisque sa petite soeur Mikako, qui joue dans Memories of Matsuko ou encore Life can be so Wonderful , est elle aussi plutôt douée)


NB : les filmographies (sélectives je le répète, et parfaitement subjectives)(et oubliant les films que j’ai pas vu, car je suis pas infaillible voyez-vous) sont dans l’ordre chronologique, pas du tout dans un quelconque ordre de préférence.
(et que j’ai pas pris en compte les séries télés, car j’y connais rien)

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Gilles 22/07/2008 18:52

Mince, tu m'as rappelé le groupe Mean Machine que j'avais complètement oublié et qui est en effet complètement déjanté. Il faut que je retrouve ça, c'était terrible.

Guillaume 22/07/2008 12:07

60% d'accord avec ta selection.
Sinon meme genre d'anecdote que toi et Aoi avec Ayumi Ito dans FFAC. Je mettais instinctivement le visage de Ayumi sur celui de son personnage. Ca fait un drole d'effet !