Les meilleures choses ont une fin, et oui.
Mais le bilan de ce premier cycle dédié au cinéma japonais est incontestablement positif, en terme de production d’articles sur ce blog, de nombre de lecteurs (le meilleur mois en terme de
fréquentation depuis la création du blog), d’interaction entre les différents participants,... on peut sans aucun doute faire mieux, et j’espère qu’on fera mieux par la suite, mais il y a vraiment
de quoi être satisfait.
Su-Ki-Da de Hiroshi Hishikawa
De mon coté, douze articles ont été écrits, un tous les deux ou trois jours donc, ce qui ne s’était pas vu depuis longtemps. Et à l’exception notable d’une chronique que je vous promets depuis au
moins quatre ou cinq mois (je vais faire en sorte de la publier à la rentrée) j’ai à peu près tenu les objectifs que je m’étais fixés.
Cinq films se sont vu dédier un long papier rien que pour eux, les veinards :
- Baby Cart 2 de Kenji Misumi
- Burst City de Sogo Ishii
- Eros + Massacre de Kiju Yoshida
- Nice no Mori de Katsuhito Ishii
- Su-Ki-Da de Hiroshi Hishikawa
Douze autres l’ont été plus brièvement dans le cadre des cycles Chambardements et Débordements (une des grandes réussites du cycle) :
- Chambardements #1 : Code d’Honneur et Décadence
- Chambardements #5 : Démons et Post-Modernisme
- Débordements #2 : des Fleurs et des Peaux
- Débordements #4 : Ninjas lesbiennes vs. Monstres visqueux
Cela a aussi été l’occasion d’un article théorique (ce qui encore une fois faisait longtemps !) :
- Cinéma et Connaissance : atout ou piège pour le spectateur ?
Et pour finir deux articles plus légers (mais très populaires) :
- Mes films japonais préférés
- Cinq jeunes actrices que grâce à elles le cinéma japonais il est plus beau
Nice
no Mori de Katsuhito Ishii
Sur ce, le
Glop ? ou Pas Glop ? va se la couler douce et prendre un petit mois de vacances bien méritées. Ce qui me fera le plus grand bien et vous laissera le temps de rattraper votre
retard si vous n’avez pas eu le temps de lire tous ces articles.
Vous n’avez d’ailleurs pas avoir pu lire la totalité des textes publiés dans le cadre de ce cycle (plus de deux cents !), je vous rappelle donc qu’ils sont tous recensés sur
cette page. Mais je me dis que vous avez probablement du mal à savoir où donner de la tête,
voici donc une petite sélection, forcément drastique et frustrante, d’articles qu’ils sont bien :
- Comme je le disais plus haut les deux séries thématiques Chambardements (chambara : #1, #2, #3, #4, #5, #6, #7 & #8) et
Débordements (cinéma érotique : #1, #2, #3, #4 & #5) sont une des grandes réussites
du cycle et constituent deux bons (quoique bien entendu fort incomplets) panoramas des genres explorés.
- A tout seigneur tout honneur, notre hôte Wildgrounds a écrit quelques bien jolies analyses de séquences, en particulier des introductions de différentes adaptations du Passage du grand
Buddha par Tomu Uchida (Souls in the moonlight),
Kenji Misumi (Satan’s Sword) et Kihachi Okamoto (Le Sabre du mal).
- Nihon-eiga nous a pondu tout plein de trucs déments, difficile de n’en garder qu’un, mais jetez un oeil à ses
billets consacrés aux films de Ryuichi Hiroki : L’Amant, Tokyo Trash Baby et It’s only
talk.
- Un peu de controverse, sur Asiaphilie Carcharoth n’est pas d’accord avec moi au sujet du pourtant brillant Eros + Massacre.
- Par contre HKCinéma a la bonne idée d’attaquer Hiroshi Teshigahara par Le visage d’un autre, et
ça j’approuve.
- Dans l’enfer du genre se penche sur le Kaidan-eiga à travers cinq films de Nabuo
Nakagawa.
- Autre genre bien japonais, Once upon a Time c’est intéressé à l’ero-guro (yummy !).
- Bilouff a profité du cycle pour mettre en ligne une interview où il est question du
court-métrage au Japon.
- Les amateurs d’iconographie seront aux anges avec les selections d’affiches japonaises du Funky Ronin (ici et là) et de Wildgrounds (là et ici).
- Impossible pour finir de ne pas évoquer la mise à jour de l’indispensable Eigagogo, très riche comme d’habitude (signalons le commencement
d’un dossier consacré au roman-porno).
- Le cycle a aussi été l’occasion d’accueillir parmi nous un nouveau blog, celui Mohamed Bouaouina. Encore un peu vide pour
l’instant (forcément), mais ne doutons pas une seconde que le bonhomme saura le remplir de plein de choses passionnantes.
Une sélection très portée sur les « vieux » films, à contre coeur d’ailleurs. Mais comme je le faisais remarquer sur notre
débat sur le cinéma japonais en France, à quelques exceptions près la production récente souffre
d’un flagrant manque de publicité comme de reconnaissance. Une piste à creuser pour la seconde édition ?