[Mini Glop] Casshern - Kazuaki Kiriya

Publié le par Epikt

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Publié dans Mini Glop

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Martian Shaker 23/01/2009 08:33

Très bonne critique, je viens de voir Casshern hier soir, et je partage 100% de ton analyse, par ailleurs excellemment rédigée.
Martian Shaker

AK 25/10/2008 13:03

nanar

Epikt 25/10/2008 19:02


Ignare. 


Daylon 25/10/2008 13:00

Il y a aussi un truc dont PERSONNE n'a jamais parlé et pourtant, ça m'a vraiment sauté à la gueule. Étonnant que tu ne l'évoques pas, j'aurai vraiment pensé ce truc percutant pour toi.
C'est l'utilisation de l'ellipse, autant sur la trituration des unités de temps et de lieu comme de l'utilisation de l'esthétique.

Je m'explique:
Je pense en particulier à la scène de la fuite des mutants où les événements, pourtant a priori distants (la veillée mortuaire du fils tombé au combat, la course-poursuite entre les mutants et les soldats du gouvernement), où l'espace semble brutalement compressée, où les deux lignes narratives se déroulent au même endroit.
C'est vraiment net sur la conclusion de cette séquence, quand le fantôme (je ne spoile pas, de toute manière, vous savez déjà que le mourru devient superhérospouêtpouêt) du fils marche au milieu d'une grande place et croise le regard (je dis ça de mémoire) du futur chef des mutants.
On le retrouve aussi au niveau pictural sur la scène de la moto (un flashback/forward, je ne sais plus; une coupe, quoi) avec le fils et sa fiancée derrière lui. Le fond de l'image est un matte-painting volontairement rendu "visible".
C'est à dire qu'il supprime toute profondeur de champ et limite l'espace de son cadre à la moto et la route hors-champ.

En fait, plus j'y pense (en fait, là, je repense surtout à la bombe-mecha et les aiguilles), plus je me dis que le travail n'est pas tant porté sur la cohérence que sur le mythe.

Epikt 25/10/2008 19:02


Euh... si, je l'évoque. Pas en ces termes par contre.
D'ailleurs je ne suis pas certain qu'on puisse en parler comme d'"ellipse". Comme tu le dis toi même c'est bien plus une "compression" (l'ellipse étant au contraire un étirement).

" trituration des unités de temps et de lieu " => que j'ai abordé à la fois du point de vue narratif (tissage des narrations alternées)(en effet, excellent exemple de la scène création
et fuite des mutants / retour et ressurection du fil) et du point de vue de la mise en scène (sa délinéarisation).
" comme de l'utilisation de l'esthétique " => idem, en parlant des différentes approches visuelles suivant les scènes (passage un peu expédié, j'avoue, il le mériterait pourtant).

> " je me dis que le travail n'est pas tant porté sur la cohérence que sur le mythe "
Rigolo. Dans la Salle 101 j'ai dis un truc (pas repris ici j'ai l'impression) dans le genre que la préocupation de ce film n'était pas la compréhension de l'action (d'où sans doute beaucoup de
reproche sur un scénar parfois compliqué) mais la sensation de son déroulement.