[Mini Glop] The Holy Virgin vs the Evil Dead - Chun Yeung-Wong

Publié le par Epikt


Hum hum... le plus dur va être de résumer tout ça.
Le film commence alors que le héros joué par Donnie Yen (un prof d’université apparemment) fait un pique-nique avec ses étudiantes et que tout d’un coup la (pleine) lune devient rouge (mon dieu !). C’est alors qu’un gros démon sort de terre, vole dans tous les sens et zigouille toutes les demoiselles et laisse Donnie KO. Dur dur d’expliquer ça à la police qui le considère comme principal suspect. Il sort quand même en payant sa caution, mais a grand peine à mener son enquête tout en étant dans le collimateur de la justice. Par dessus le marché, Donnie se fait cocufier par un des flics (tant qu’à faire ; ça sert à rien mais c’est l’occasion d’une scène de cul supplémentaire, c’est toujours ça de pris). Mais cela ne l’empêche pas de découvrir que tout cela est lié à une étrange divinité indochinoise, la déesse de la lune. Enfin, j’ai pas tout compris sur le coup, c’est une déesse mais elle a des moustaches et en fait c’est un mec.

J’avoue de base ne pas être super doué pour les résumés mais là ça dépasse vraiment mes capacités. The Holy Virgin vs the Evil Dead est en effet au cinéma ce que Dash super méga + alpha est à la lessive en poudre : du 6 en 1.
Ça commence tout gentiment comme un bon Cat III des familles, avec enchaînement sans complexe de scènes de cul et de gore, ça fait toujours plaisir, y a du téton et ça éclabousse. Puis le film devient une sorte de film d’enquête alors que les héros essayent d’en découvrir d’avantage sur cette fameuse déesse au système pileux développé. Honnêtement, ce passage est chiant comme la mort. Mais qu’on se rassure, le film bifurque une nouvelle fois, on se retrouve je ne sais pourquoi au Laos, dans une jungle qui serait pas du tout déplacée dans un film de cannibale rital des années 70, pour assister à un Wu Xia Pian avec cascades câblées, le combat d’une princesse guerrière volante au sabre magique qui lance des éclairs (glop !) contre le gros démon du début. Ça commence dans la jungle et ça se termine dans des ruines, dans lesquelles la belle atomise le gros pas beau à grand coup de flèches explosives (re-glop !).
Arrivé à ce niveau on pense en avoir pris pour son grade, mais c’est sans compter la folie furieuse des scénaristes qui nous parachutent au beau milieu de tout ça une sorte d’organisation mafieuse qui kidnappe une copine de nos héros, parfaite occasion pour une splendide bataille à la mitraillette comme dans James Bond (mâtiné de kung-fu, ça va sans dire). Au beau milieu de cette bataille on trouve le moyen de se trouver dans une grotte (merde ! encore loupé un épisode !) et confronté à toutes une batterie d’animaux exotiques (au choix : panthère, tigre, piranhas, crocodiles,...) qui ne servent absolument à rien, si ce n’est à l’exotisme, passage obligé de tout nanar qui se respecte. Suit alors un émouvant passage karaoké alors que nos héros s’enfoncent dans la jungle avant d'aller tataner le démon.
C’en est déjà trop pour n’importe quel cinéphile lambda, mais sachez que ce n’est pas fini. En effet, la scène finale, dantesque, ne propose pas moins qu’un gros panaché de tout ce qu’on a pu voir jusqu’à présent ! Au menu donc, une cérémonie sacrificielle avec à nouveau des filles à poil et de la tripaille arrachée, le retour de la princesse et de son sabre éclair magique et encore des gun-fights ! Les héros se démerdent même pour nous dégotter une mitrailleuse et un lance-flammes ! Qu’est ce que c’est bon !

Mais The Holy Virgin vs the Evil Dead ne serait rien sans sa mise en scène exceptionnellement naze, compilant pour notre plus grand bonheur tous les poncifs du genre voir même plus qu’il n’en faut pour être tout à fait honnête. Les amateurs de « vlan ! pouf ! paf ! » à chaque coup de latte seront servis, de même que ceux qui ne jurent que par les bastons en accéléré, méthode que le réalisateur ose même utiliser pour les gun-fights ce qui provoque chez le spectateur réceptif un bonheur proche de l’orgasme.
N’oublions surtout pas les effets spéciaux démentiels, le must étant les flammes vaguement numériques qui passent devant les personnages au lieu de rester tranquillement au dernier plan, mais les filtres rouges font toujours leur effet, de même que les éclairs roses de l’épée magique et les yeux électriques lumineux du démon, summum du kitch horrifique. Et je ne parle même pas de la gerbe colorée qui accompagne la désintégration du monstre, grand moment psyché.

Et, comble du bonheur, le support est à la hauteur du film !
Comprendre par là que le VCD hongkongais – si visuellement il paye moins de mine que l’extraordinaire VHS anglaise que je me suis permis de vous mettre comme illustration – dépasse toutes nos espérances en terme de qualité merdique. Encodé avec les pieds à tel point que le contraste saute dans un même plan, bénéficiant de sous-titres (doubles chinois + anglais) à la limite du lisible quand il ne sont pas invisibles en blanc sur fond blanc, voir même parfois amputés du début de la phrase lorsque celle-ci est trop longue et dépasse sur la gauche. Bref, des conditions de visionnage vraiment hardcore comme il se doit. J’ai vu qu’il existait aussi un DVD américain. Mais même dans le cas où il s’agirait d’un bootleg pompé du VCD, boycottez ! ne vous privez surtout pas de la joie du changement de disque au milieu du métrage.
Car c’est bien connu, un nanar (et The Holy Virgin vs the Evil Dead c’est du haut vol) se doit d’être visionné dans la pire édition possible pour être apprécié à sa juste valeur.






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Titre : The Holy Virgin vs. the Evil Dead
Réalisateur : Chun Yeung-Wong
Avec : Donnie Yen, Pauline Yeung, Ken Lo, Kathy Chow, Sibelle Hu, Ben Lam, Sonny Chang,...
Pays : HK
Année : 1990
Durée : 1h28
Disponible en VCD chez Winson (HK)
 

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Le K 31/07/2006 13:09

Je veux voir ce film !!!! O_o !
Je suis moi tout comme Mc O en plein dans ma période nanar (bon j'en ai pas vu beaucoup...) et je crois que je suis contaminé. Je peux plus regarder un film normal sans chercher la nanardise dedans...
En tout cas celui là, il me le faut absolument.

Mc O 05/07/2006 20:09

Le retour des tomates tueuses... j'ai aussi (sa fait 1 mois que j'essaie d'assembler assez de courage pour le déguster).Je suis d'ailleur en plein dans ma periode nanar, d 'ou mon interet pour le trés creatif titre "The Holy Virgin vs. the Evil Dead"Mc O

Epikt 06/07/2006 00:34

Le nanar y a que ça de vrai.C'est au dela du cinéma. C'est non seulement un film, mais aussi une ambiance, une culture,... dont le titre fait en effet partie. Et sur ce point Holy virgin vs. the evil dead fait fort, très fort. Nul doute que, outre son indéniable qualité, ce titre sorti de nul part soit pour beaucoup dans sa renommée. Comme le fait remarquer Anatomy sur dans sa critique sur Sancho, il compile tous les envies d'un amateur de gros bis qui tache :- "virgin" = glop glop des filles à poil !- "holy" = glop glop du blasphème !- "evil dead" = glop glop des morts vivants ! (en fait un démon, mais c'est pas la première fois que l'on tombe sur titre racoleur et mensonger ^^- "vs" = glop glop de la baston !Bref, rien que dans le titre il y a tout ! (c'est Breaking point en fait !)Pour pas cher sur Yes Asia ! garanti qualité merdique made in Hong Kong !(en fait les nanars c'est génial pour compléter les 3$ qui manquent pour avoir les frais de port gratos !)

Mc O 04/07/2006 01:33

bawrf...Sa veaux (je sais, Meuuu) pas , "l'attaque des tomates tueuses"...Mc OP.S: Pas besoin de rajouter des renseigment sur l'interet de mes commentaires...

Epikt 05/07/2006 12:53

Il y a aussi Le retour des tomates tueuses, avec le beau Georges Clooney (ne jamais oublier les premiers rôles des stars, on tombe souvent sur des pépites).Mais dans le rayon "horreur gastronomique" le must doit être L'attaque de la moussaka géante nanar totalement imbuvable et suprèmement nul. Mais qui permet de se faire une idée de ce qu'aurait donné le Kaiju-eiga si les grecs l'avaient inventé.