[Glop cinoche 2006] Eternal Life of the Spotless Mind

Publié le par Epikt


    Bon.
   Comme je ne suis définitivement qu’une grosse feignasse incapable de vous pondre le moindre article je vais faire comme tout le monde en cette fin d’année et vous livrer mon petit top glop cinoche 2006, j’ai nommé la prestigieuse Glop Papalme 2006. Pourquoi que cinoche me direz-vous, mais parce qu’encore une fois je suis une GROSSE FEIGNASSE et que j’assume. Et pis dans un monde où l’étalon incontesté du prix cinématographique récompense un néant cinématographique historique de propagande gauchiste comme Le vent se lève ou encore salue la mise en scène de l’indigeste (et je reste poli) Babel, il fallait bien que j’y mette mon grain de sel.
   J’en connais encore qui vont me reprocher l’absence du Labyrinthe de Pan dans mes glop et la présence d’une fameuse ratatouille filmique japonaise. C’est trop dur la vie. Y en a encore qui vont me faire remarquer que nom de Dieu ces films sont quand même pas du genre à laisser de manière indélébile une empreinte sur le fessier du spectateur, et malheureusement ils auront raison. Car faut bien avouer, contrairement à ce que peuvent affirmer les JT de 13h qui brandissent les chiffres en hausse de fréquentation de cinémas (pour aller voir quoi ? Les bronzées 3, misère !), l’année 2006 fut encore une année bien fadasse. Il a en effet fallu attendre la toute dernière semaine d’exploitation pour voir enfin débarquer un film qui se détache véritablement du lot. Pas que l’on ne l’attendait pas, mais après les relatives déceptions des précédents poids lourds (entre autre le suscité film de Del Toro) je restait prudent. J’y suis quand même allé par pûre honnêteté intellectuelle et pour ma peine j’ai du réécrire cette article devenu obsolète. Le bon point pour vous, c'est que le film est toujours en salles et que vous allez pouvoir vous ruez dessus. Pour le reste de la sélection, des « petits films » pas vraiment parfaits, voir même pétris de défauts, mais décomplexés dans leur vision de la chose cinématographique, ce qui est déjà pas mal.
    Autre remarque surprenante, quand je jette un coup d’oeil à ma sélection, les films fantastiques (et plus généralement de genre) sont surreprésentés. Pas que j’aime ça par dessus tout (un peu quand même mais ça explique pas tout non plus). Idem parmi les nominés dont la liste jalousement gardé secrète compte de nombreux films fantastiques et assimilés qui valaient plus ou moins le détour : Silent Hill, The Devil's Reject, A Scanner darkly, Le Labyrinthe de Pan, The Host,... Même dans le bas du panier c’est du film de genre. 2006, une année biaisée à coup sur...

    Il va sans dire que, sauf exceptions reconnaissables, ces films sont fortement recommandés par votre serviteur.


The Fountain de Darren Aronofsky


Glop Papalme 2006

The Fountain de Darren Aronofsky


Glop Top 3

The Fountain de Darren Aronofsky
Bubba Ho-Tep de Don Coscarelli
Paprika de Satoshi Kon


Glop Spécial « Enculade critique de l’année » (1)

La colline a des Yeux de Alexandre Aja (lire l'article)


Glop Spécial « Nanar de l’année »

Ultraviolet de Kurt Wimmer (2)


Glop Spécial « Portnawak »

La Saveur de la Pastèque de Tsai Ming-Liang


Glop Spécial « C’est une honte de sortir un film pareil en direct-to-DVD »

Fragile de Jaume Balaguero (lire l'article)


Glop Spécial « Film venu de loin que ça serait bien qu’il arrive jusqu’à nous »

Su-Ki-Da de Hiroshi Ishikawa



Et pis parce qu’il y a pas de raison que y ait que le festival de Cannes qui décerne des prix de gros à des actrices.


Gros Glop « Girls kick ass of the year » (3)

Sherry Moon Zombie dans The Devil's Reject
Laura Harris dans Severance


Gros Glop « J’ai pas 15 ans mais je vaux 100 fois mieux que toutes les autres pouffiasses qui elles ont déjà des nibards siliconés »

Ko A-Sung dans The Host (lire l'article)
Yasmin Murphy dans Fragile
Zoe Weizenbaum dans 12 & Holding



Bubba Ho-Tep de Don Coscarelli (à gauche) et Paprika de Satoshi Kon (à droite)



Et enfin parce que je me fais un peu plaisir.


Glop Très Spécial « Doo-Na je t’aime et je t’adore »

Linda Linda Linda de Nobuhiro Yamashita





Notes :

(1) Expression © Epikt, 2006 (donc pas touche)

(2) j’avoue que mon amour des petits films sincères l’a départagé du gargantuesque Arthur et les minimoys de Luc Besson qui mérite quand même d’être cité pour ses incroyables et consternants abîmes de nazitude.
A signaler aussi dans cette catégorie très prisée la concurrence tardive du très attendu Turkish Starwars 2 sorti le 27 décembre (dans une seule salle, quel malheur) qui ne fait malheureusement pas le poids face à son illustre prédécesseur.

(3) Expression © Arkady Knight, 2006 (donc pas touche aussi)



Publié dans Le mic-mac d'Epikt

Commenter cet article

Maniak 07/01/2007 11:55

Tiens donc c'est bien "the fountain" ? Malgré Aronofsky?
J'avoue que le fait que "requiem for a Dream" soit une purge sans nom me décourage à laller voir ça... mais si tu dis que c'est glop, pourquoi pas?Sinon le superbe "Tideland" de Gilliam est pas dans ton top? :(

Daylon 06/01/2007 21:22

Mouais. Le cinéma, c'est nul. Voilà.(mais bien, ce top, quand même)

AK 05/01/2007 22:37

2. bah non ma petite, sinon tu aurais dit oh regardez le vilain truc manichéen avec le méchant violeur (souviens-toi d'hard candy).accessoirement ça s'appelle un background, c'est tout. tu vas pas aussi râler que ça se passe dans la forêt parce que t'aimes pas les arbres ^^. tant que ça reste un background, je vois pas où ça peut poser problème (surtout quand le background est le même que dans son précédent film du même type). après il peut être intéressant de creuser pourquoi il a choisi de situer ces 2 deux films sur fond de guerre d'espagne (rappel : il est mexicain), mais là je sais pas.(et la gouvernante oué bof je m'en branle en fait, mais pareil je l'ai pas trouvée très sympa) (seul le docteur fait "gentil" dans le film) (mais encore une fois toute une question d'utilisation d'archétypes du conte)(et pis si t'as pas de coeur, j'y peux rien)et donc Paprika au fait ? même pas un mot sur la qualité des méchants méchants ? ou sur la morale gentille gentille ? ou sur le manichéisme magnifiquement résumé dans la phrase explicative du film : "en fait tu vois, tout cela représente le jour et la nuit, l'ombre et la lumière, l'homme et la femme" (j'avou je cite de mémoire, tu m'excuseras si je déforme) ? ou sur la leçon de cinéma (j'avou il y a un côté pathétique et donc presque touchant dans sa manière d'aborder le cinéma (je parle du vrai cinéma) (le soi disant "premier film" du moustachu est tout sauf un premier film (ou alors ce type c'est scorcese)), bref c'est amusant/tristoune de voir un réalisateur de dessin animé fantasmer sur du cinéma live) ?(allez retourne te faire tes couettes)A.K.

Bastien :0055: 05/01/2007 15:39

Waw, je ne connais pas du tout le ciné asiat' j'avou !Je comptais voir "Babel" se soir, tu me le deconseilles vraiment ? Puis aussi je dois voir "Le dernier des fous" mais avec les partiels qui approchent c'est tashou de chopper le temps !Eternal sunshine of the spotless mind je l'ai mirré ya quelques mois, je l'ai trouvé chouette mais pas supra supra non plus j'avou, j'aime bien le concept, les entrelassements mais il manque quelque chose je trouve.Tu m'as donné envie de voir "The foutain" aussi j'avou

Lacirone 04/01/2007 00:39

coucou, bonne année ^^Dis donc, t'as été voir tout ça? hébé chapeau ^^Bonne continuation à toi !

Epikt 04/01/2007 01:14

Ahah, c'est le père AK qui va être content !(poutou à toi !)PS : voué, tout vu et même plus.Je sors mes stats : en 2006 j'ai vu 68 films "normaux", plus 26 en festival, sans compter les séances de courts métrages.